La tête dans les nuages

Il était temps que j’écrive mon premier article; je devais avoir la tête dans les nuages. Petite tranche de vie, je viens de faire l’acquisition d’un iPhone et une des spécificités avec iOS 5  c’est d’avoir accès à icloud d’Apple. Je me suis donc interrogée sur l’informatique nuagique que vous connaissez surement par son appellation anglophone le « cloud computing ». On utilisait déjà le stockage sur un nuage, par exemple en utilisant notre courriel, mais maintenant nous avons certaines applications concrètes pour cela tel qu’icloud ou encore Dropbox.

L’informatique en nuage est un concept assez complexe qui regroupe plusieurs plateformes, applications et infrastructures. On peut le décrire comme la délocalisation des traitements informatiques sur un serveur distant de celui utilisé par le client ou l’entreprise. Ce qu’il faut comprendre c’est que le nuage est en fait un serveur qui peut être celui de Google, de Microsoft ou bien d’une personne ordinaire comme votre voisin et qui a une très bonne bande passante. Habituellement, le moyen d’avoir accès à cela est via une application que l’on retrouve sur Internet tel qu’icloud, AmazonEC2, etc. Certains services proposés se basent sur le système de cloud computing et offrent de cette manière du stockage.

Source de l’image : JOHNSTON, Sam, Cloud Computing, <http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Cloud_computing.svg> ( 7 novembre 2011).

Cependant, il importe de réfléchir sur certaines critiques par rapport au « cloud computing », en effet le seul et l’unique Richard Stallman, reconnu pour son logiciel libre, pense que c’est complètement stupide puisque les utilisateurs deviennent dépendants des propriétaires du système. De plus, le stockage gratuit est limité, par exemple à 5 GO pour icloud, et si nous voulons plus d’espace à ce moment nous devrons débourser un certain montant par mois. En fait, le stockage en soi est illimité et à ce moment il s’agit du concept d’utilisateur-payeur, vous payez l’espace que vous utilisez; ce qui peut être avantageux pour des entreprises. La sécurité du nuage est elle aussi beaucoup critiquée, toutefois il est possible de l’augmenter grâce à des scriptes et à des pare-feu. Il y a plusieurs avantages à l’informatique en nuage pour les entreprises, pour les centres de recherches et pour les individus. En général, pour les entreprises cela peut diminuer plusieurs de leurs coûts, dont ceux d’entretien et d’espace physique pour les serveurs. J’ai appris récemment qu’un centre de recherche LICEF commencera à utiliser l’informatique en nuage grâce à leur projet Nomade. Cela leur permettra de «déplacer» plus facilement leur laboratoire puisque leurs données seront sur le nuage. En ce qui concerne les étudiants, nous pouvons utiliser ce système pour stocker des numérisations, des données, des fiches, etc. en sachant que nous pouvons les retrouver facilement sur notre portable ou notre téléphone intelligent, ce qui peut sauver beaucoup de temps! De plus, lorsque vous faites des travaux d’équipe, cela peut permettre d’avoir les changements d’un document automatiquement dans le nuage que vous partagez avec vos coéquipiers.

En somme, j’ai bien hâte de constater si la synchronisation que rend possible icloud me permettra d’être plus efficace et productive lors de ma maîtrise. Pensez-y, vous n’aurez plus besoin de clé USB ni de copie de rechange sur votre courriel, tout sera synchronisé sur vos appareils!

Sources:

ARMBRUST, Michael, et al., «Above the Clouds: A Berkeley View of Cloud Computing», 10 février 2009. <http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.149.7163&rep=rep1&type=pdf > (7 novembre 2001).

RETTINO-PARAZELLI, Karl, «Informatique en nuage – La technologie «intelligente» est mise au service des apprentissages», Le Devoir, 22 octobre 2011. < http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/334138/informatique-en-nuage-la-technologie-intelligente-est-mise-au-service-des-apprentissages> (7 novembre 2011).

ZDNet France, «Richard Stallman dénonce le caractère propriétaire du Cloud computing», 30 septembre 2008.<http://www.zdnet.fr/actualites/richard-stallman-denonce-le-caractere-proprietaire-du-cloud-computing-39383753.htm> (7 novembre 2011).

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Le logiciel libre et la naissance de Saint-IGNUcius

                   Au dernier cours, nous avons discuté des bases de données et comparé certains logiciels. À plusieurs reprises, l’option d’utiliser les logiciels libres a été mentionnée. Comme il existe une multitude d’outils informatiques, je trouvais intéressant d’apporter quelques précisions et de faire un bref historique du logiciel libre. Peut-être que ces éléments d’information vous permettront de porter un regard différent sur les technologies open source et de reconsidérer le choix de vos outils informatiques.

Tout d’abord, associer l’expression « logiciel libre » à « gratuité » est une erreur.  Il signifie plutôt que les utilisateurs sont libres d’utiliser le programme, de connaitre son code source, de le modifier, et de partager ou non ses modifications, gratuitement ou non. D’ailleurs, il est bien probable que cette confusion provienne des diverses interprétations du terme anglophone « free ».

Dans le milieu universitaire des années 1970, il existe une certaine liberté dans l’utilisation,  l’étude et la modification des logiciels. Pourquoi? Parce que seules de grosses compagnies ont les ressources pour posséder des ordinateurs qui fonctionnent avec des logiciels pour lesquels ils ont été conçus. Ces ordinateurs utilisent principalement Unix, qui est un système d’exploitation qu’il faut payer pour obtenir la licence d’utilisation. Évidemment, à cette époque, les ordinateurs personnels sont plutôt inexistants et inutile de vous dire que l’Internet est un concept encore fort nébuleux.

Dans les années 80, Richard Stallman, un programmeur de système d’exploitation qui travaille au Massachusetts Institute of Technology(MIT), constate que les droits de propriété rattachés à ce type de logiciel, entrainent bien des inconvénients liés aux restrictions qu’ils comportent. Sur le plan anecdotique, il semble que le refus de Xerox de lui donner accès au code source d’un pilote d’imprimante l’ait incité à développer l’idée d’un projet de logiciel libre.

Alors en 1983, Richard Stallman entreprend de mettre sur pied un système d’exploitation libre qu’il nomme GNU, un acronyme récursif pour « GNU’s Not Unix ».  Bien que GNU soit un projet informatique, l’aspect social et philosophique de cette entreprise est surement plus important.  Idéaliste, Richard Stallman mène une véritable croisade pour l’utilisation des logiciels libres. D’ailleurs, c’est davantage pour des motivations éthiques qu’il vante leur usage et leur développement. Il soutient que dans un monde parfait, les connaissances doivent librement être partagées et accessibles pour tous.  Ajoutons qu’avec humour, il arrive même qu’il enfile son costume de gourou et incarne St.-IGNUcius de l’Église Emacs et rappelle son message de propagande pro-logiciel libre lors d’évènements publics.

Depuis la fin des années 1990, le succès des logiciels libres suscite un vif intérêt dans l’industrie informatique et chez les utilisateurs. Linux est surement le plus connu d’entre eux. Son créateur, Linus Torvalds était loin de s’imaginer que de simple hobby, la création de son système d’exploitation libre allait joindre, même propulser la popularité de GNU et du logiciel libre.  D’ailleurs, parce qu’ils sont une alternative souvent gratuite aux logiciels propriétaires, on remarque une popularité sans cesse grandissante de ces programmes. Vous connaissez peut-être le navigateur Web Mozilla Firefox, la suite bureautique Open Office, l’utilitaire de compression 7zip, le lecteur de fichiers multimédia VLC, le logiciel Clam Anti-virus, l’éditeur d’image Gimp ou le correcteur d’orthographe Aspell.

Que ce soit pour la communauté étudiante ou historique, il m’apparait important de se questionner quant aux choix de nos outils informatiques. Est-ce que le choix d’un logiciel libre ne poursuit-il pas la mission universitaire qui est de faire avancer la connaissance ?  À qualité égale, quel type de programme optez-vous instinctivement et pourquoi? Êtes-vous déjà un adepte de la religion de St.-IGNUcius ? Quelles que soient vos convictions ou vous préférences, il faut admettre que les technologies open source gagnent du terrain et que désormais, leurs simples présences poussent les fabricants de logiciels propriétaires à maintenir un certain niveau de qualité.

Marie-Josée S.

Sources :

« GNU Operating System ». < http://www.gnu.org/home.fr.html> (14 octobre 2011)

PINTO, Fulgencio, «Le saviez-vous? Origine du logiciel libre (GNU)…», novembre 2006.< http://www.fisheo.com/web_20/2006/11/le_saviezvous_l.html > (17 octobre 2011)

STALLMAN, Richard, Sam WILLIAMS et Christophe MASUTTI, Richard Stallman et la révolution du logiciel libre : Une biographie autorisée, Paris, Eyrolles, 2010, 324 p. (En ligne )< http://www.eyrolles.com/Informatique/Livre/richard-stallman-et-la-revolution-du-logiciel-libre-9782212126099> (14 octobre 2011)

Source de l’image :

Photographie de Richard Stallman prise sur le site Blog.note. < http://www.blog-note.com/video-conference-de-richard-stallman-et-la-revolution-du-logiciel-libre/ >(17 octobre 2011)