La section «Échange professionnel» sur le Réseau canadien d’information sur le patrimoine

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Le musée virtuel du protestantisme français

Le Musée virtuel français a été créé en janvier 2003 par la Fondation Eugène Bersier, avec le concours de la Société de l’Histoire du Protestantisme Français. Ce musée, accessible que par Internet, vise à présenter les spécificités de l’histoire protestante. Ce musée contient trois « bâtiments » portant sur les siècles, les thèmes et les œuvres protestantes. Il comprend environ 1000 notices et 2500 images provenant de 700 références bibliographiques. De plus, le site est disponible en trois langues : le français, l’anglais et l’allemand. Toutefois, le site est présentement en traduction dans les deux dernières langues.

Dans cette exposition, plusieurs moyens sont mis à la disposition des visiteurs pour faciliter la compréhension des thèmes. Premièrement, les textes sont concis et clair, ce qui facilite grandement l’assimilation de l’exposition. Deuxièmement, une multitude de liens sont disponibles dans les textes ce qui aide à avoir une idée globale sur le protestantisme. Troisièmement, on retrouve une multitudes de cartes qui servent à situer une problématique, telle que la zone d’application de l’Édit de Nantes. C’est une exposition bien structurée que j’ai appréciée. J’ai beaucoup appris sur la Réforme.

Si je devais enseigner la Réforme protestante au cours de ma carrière, car à présent l’humanisme et le protestantisme sont à l’étude en deuxième secondaire, j’utiliserais ce site sans hésiter. À mon avis, il est conçu de façon à ce tout le monde puisse en apprendre davantage sur le protestantisme. De plus, il possède deux avantages que la plupart des musées n’ont pas : il est gratuit et accessible en tout temps. Alors, si j’avais un projet à donner à mes étudiants portant sur le protestantisme, je pourrais donner ce site en référence principale, car il est bien documenté. De plus, je pourrais leur donner un questionnaire portant sur les diverses salles de l’exposition pour leur permettre d’étudier plus en profondeur certains éléments sur lesquels les manuels scolaires ne s’attardent pas. Puis, comme il s’agit d’un projet à faire dans un musée virtuel, ils y ont accès en tout temps et facilement (à condition qu’ils aient Internet chez eux). L’approche pédagogique étant différente, cela peut stimuler leur intérêt, car il ne s’agit pas d’une recherche ordinaire où ils iront tout rechercher sur Wikipédia.

 

J’ajouterais un petit bémol. Depuis 2008, il est interdit de prendre des images du site même pour un public étudiant (ou du moins, ils ne font pas cette nuance). Ainsi, je n’ai pas pu mettre d’images tirées du site pour agrémenter la présentation de cet article.

 

Source :

Musée virtuel du protestantisme français. Musée virtuel du protestantisme français. http://www.museeprotestant.org/(Consulté le 27 novembre 2011).


Lancement de QRpedia ! … mais qu’est-ce que la technologie QR?

                        En septembre dernier, Wikipédia lançait son service QRpedia.org qui permet de générer des codes QR. Cette technologie permet notamment aux milieux culturels d’offrir aux utilisateurs d’appareils mobiles l’accès au contenu de l’encyclopédie en ligne. Par exemple, une personne qui parcourt un musée pourrait avoir accès à l’article de Wikipédia correspondant à une œuvre précise et ce, uniquement avec son téléphone portable. Comment ? Grâce aux codes QR. Voici un exemple de ce type pictogramme au British Museum qui renvoie à un article de l’encyclopédie en ligne.

Source de l’image : Photographie prise sur le site Terence Eden Has A Blog. < http://shkspr.mobi/blog/index.php/2011/04/introducing-qrpedia/> (24 octobre 2011)

Qu’est-ce qu’un code QR?

Le code QR a été crée en 1994 par l’entreprise Denso-Wave qui permettait de suivre les pièces de voiture dans les usines de Toyota. Cinq ans plus tard, l’entreprise publie le QR Code sous licence libre. Le code QR (Quick response) est un type de code-barres en deux dimensions qui a l’avantage de pouvoir contenir beaucoup d’informations et de les transmettre rapidement soit à un lecteur de code-barres, un téléphone mobile, un téléphone intelligent, ou encore une webcam. Toutefois, rappelons qu’il existe déjà plusieurs applications qui génèrent les codes QR comme Zint Barcode Generator (logiciel libre, multi-plateformes), QR-Generator (Mac) et Kaywa QR-Code (en ligne). Alors,  QRpedia est un logiciel parmi d’autres, mais avec la particularité d’encourager les milieux culturels à promouvoir la consultation des articles de Wikipédia.

Comment ça fonctionne ?

Il existe plusieurs applications pour décoder les codes QR comme ScanLife ou QR Reader.  Avec votre téléphone, vous devez télécharger ce type d’utilitaire ou l’application Google Goggles qui offre ce service gratuitement.  Vous voulez essayer ? Téléchargez l’application de Google et faites une recherche à partir d’une photo.  Photographiez le code QR ci-dessous (avec un bon éclairage) et vous verrez apparaitre soit un message ou un lien internet. (Ceux qui réussiront à trouver l’information cachée, faites moi signe! )

Il faut reconnaitre que les nouvelles technologies d’information et de communication sur les appareils mobiles, appliquées au patrimoine, au tourisme et aux musées gagnent du terrain. La forte croissance des ventes des téléphones intelligents et le comportement de ces nouveaux utilisateurs rendent désormais essentiel l’accès au web à partir d’un appareil mobile. D’ailleurs, plusieurs musées intègrent déjà cette technologie. En France, on retrouve des codes QR au musée archéologique de Saint-Raphaël et au Québec,  l’exposition « D’après Notman » du musée McCord offrait la possibilité d’obtenir pour chacune des photographies  des informations supplémentaires en décryptant le code QR. Voici un exemple de leur utilisation présenté sur leur site.

Enfin, pour vous amuser,  la Société des musées maritimes offre un concours vous permettant de gagner une nuit à bord du sous-marin Onondaga si vous réussissez à déchiffrez le code QR dans le formulaire de participation. Alors, à vos téléphones et …bonne chance!

Marie-Josée S.

Sources :

LAFFONT, Nicolas, « QRpedia : des codes QR pour Wikipedia », septembre 2011.<http://www.branchez-vous.com/techno/actualite/2011/09/qrpedia_codes_qr_wikipedia.html> (24 octobre 2011)

«QR Code», Wikipedia,<http://fr.wikipedia.org/wiki/QR_Code> (24 octobre 2011)


LA MÉMOIRE MUSICALE QUÉBÉCOISE EN LIGNE

Le Musée du Rock ‘n’ roll du Québec, une nouvelle institution dont la première exposition temporaire a eu lieu à l’été 2011, mais dont les projets ambitieux promettent de la faire accéder au statut de phare pour le patrimoine culturel du Québec, caresse le projet éminemment urgent de numériser et rendre accessible en ligne le patrimoine musical québécois. Comme son nom l’indique, l’équipe du musée souhaite circonscrire de façon large la musique rock et ses descendants, ce qui peut inclure, le punk, le métal, le rap, presque tout sauf la chanson proprement dite.

L’urgence du projet se pose devant la perte de mémoire combinée au désintéressement des pouvoirs publics pour la musique populaire. Le musée propose de contrer toutes les lacunes de l’éparpillement et de l’accessibilité de la mémoire musicale avec une base de données des plus exhaustives possibles. La priorité est donné à la musique numérisée à partir des disques parus depuis le tout début du rock ‘n’ roll au Québec. Les archives comprendront des fiches biographiques, des images, des vidéo-clips pour chaque artiste répertorié. Un des problèmes actuels de ce patrimoine est que la plus grande partie des initiatives en ligne de conservation de la mémoire et de recherche est faite par des particuliers avec un minimum de moyens. Ces sites ont souvent une présentation peu attrayante, sont mis à jour irrégulièrement, ou sont carrément effacés et leurs informations perdues. Patrice Caron, le conservateur du musée, donne l’exemple du site You are the scene, une mine d’or sur le «hardcore» montréalais de la fin des années 1990, qui après son abandon, a disparu. Résultat : une grande partie de la musique produite au Québec est ignorée des tous et la rareté de certains produits les rend inaccessibles. De plus, les organismes privés qui détiennent des droits et des archives physiques compliquent l’accès et la diffusion du patrimoine.

M. Caron veut valoriser les initiatives personnelles en proposant des liens vers les sites des particuliers et des fanatiques. Le principe du Wiki contribuera aussi à l’exhaustivité et l’accessibilité en permettant à quiconque possède des informations de les diffuser, mais aussi aux différents groupes émergents d’acquérir une visibilité. La consultation des archives en ligne proposera une découverte infinie d’artistes locaux en faisant les liaisons entre eux sous différents thèmes. La numérisation touchera également des études scientifiques et périodiques spécialisés de l’époque contribuant à la connaissance de ce patrimoine. Cette initiative sous-tend un espoir, le développement d’une conscience et d’une ouverture de la part du public québécois. Le projet donne les clés aux Québécois pour aller au-delà de ce qui est préférablement proposé par les radios et l’industrie du disque. Il veut aussi redonner ses lettres de noblesse aux Québécois en détruisant l’idée préconçue selon laquelle la création locale se veut à la remorque de ce qui s’est fait aux États-Unis, en France ou en Europe.

Le Musée se servira du programme de gestion de collection en ligne Mimsy (). Une collaboration avec Radio-Canada lui donne accès à l’équipement de numérisation nécessaire ainsi qu’à l’expertise d’archivistes professionnels. Faut-il préciser que le Musée ne souhaite pas détenir nécessairement les archives physiques, mais vise plutôt l’emprunt de collections. Une autre organisme important poursuit un projet complémentaire à celui du Musée du Rock’n’roll du Québec. C’est le GAMIQ () ainsi que l’association de la musique indépendante qui conserve absolument toute la production indépendante québécoise depuis 2006, ce qui correspond à environ 300 albums par année. Ultimement, Patrice Caron veut rendre les expositions du musée en ligne. Il croit aux possibilités du WEB, comparativement à l’exposition physique qui nécessite des moyens financiers plus importants. D’ailleurs le financement passera en partie par la mise sur pied d’une nouvelle fondation. Le site sera parallèle au site du musée et s’appellera Rockr. Le musée vise avril 2012 pour la mise en ligne de la première version du wiki et la première partie de la collection.

Alex Giroux

Source: Entrevue avec M. Patrice Caron, directeur et conservateur, Musée du Rock ‘n’ Roll du Québec.


Notman au musée McCord

Lors du cours du 26 septembre, nous avons mentionné les œuvres de William Notman, disponibles via le site web du musée McCord.  Notman est un artiste de la photographie, il s’est intéressé plus particulièrement à la ville de Montréal à la fin du XIXe siècle.  Pour qui se passionne de photographies anciennes, Notman est un véritable monument.  Notons que certaines de ses photographies ornent les murs du département d’histoire au 6e étage du pavillon Aquin.

Malgré l’importance de l’œuvre de ce photographe, il faut faire preuve de débrouillardise pour profiter de ce travail exceptionnel.  En effet, les photographies de Notman sont disponibles à l’intérieur de publications qui sont extrêmement difficiles à trouver.  Même la publication la plus récente qui reprend certaines des photos de Notman (D’après Notman : regards sur Montréal, un siècle plus tard) distribuée en 2003 n’est plus disponible en magasin.  Quelques bibliothèques municipales et institutions d’éducation (cégeps et Universités) l’ont en stock.  Les publications plus anciennes sont encore plus difficiles, voir impossibles à se procurer.

Nous touchons ici à un des avantages des humanités numériques, soit la possibilité d’avoir accès à des œuvres rares.  En ce sens, l’initiative du musée McCord est particulièrement intéressante.  Le musée met en ligne une série de duos de photographies représentant Montréal à un siècle d’intervalle.  Ceci correspond au contenu du livre mentionné plus haut.  Cependant, l’initiative du Musée McCord trouve toute sa valeur dans le fait que l’on amène l’expérience beaucoup plus loin.  Les duos de photographies sont accompagnés de références, de textes et d’images qui ajoutent à la qualité de l’expérience.  En plus, lorsqu’on place le curseur sur une photographie, un extrait sonore nous propulse dans une ambiance représentative de l’image.

Ainsi, une utilisation intelligente des caractéristiques du monde numérique peut non seulement permettre à des gens moins fortunés ou habitant très loin d’avoir accès à des œuvres rares, elle peut également ajouter à la qualité de l’expérience une dimension inimaginable pour les médias traditionnels.

Référence

D’après Notman : regards sur Montréal, un siècle plus tard, Andrzej Maciejewski 1959- William Notman 1826-1891, Musée McCord d’histoire canadienne, Willowdale, Ont., Firefly Books, 2003.


Le musée du Louvre en ligne : exemple d’un projet de numérisation

L’un des articles que nous avions à lire cette semaine traitait, de manière précise et détaillée, des étapes à suivre lors de la réalisation d’un projet de numérisation. Naviguant régulièrement sur le site du Musée du Louvre pour ses sections sur les antiquités proche-orientales et égyptiennes entre autres, je me suis interrogé sur la constitution de la collection numérique et de la mise en ligne du plus grand musée du monde.

Le projet de numérisation des œuvres du musée a pris naissance au début des années 1990 et, à la base, ne s’adressait qu’aux internes, il était destiné à faciliter l’inventaire, la gestion et la documentation. De plus, il favorisait la préservation des œuvres, celles-ci étant, forcément, moins manipulées. Ce n’est que plus tard que le catalogue fut mis en ligne et rendu accessible au grand public.

Le site www.louvre.fr est né en 1995 et a connu une refonte complète dix ans plus tard. C’est 6 millions d’internautes qui le visitaient annuellement au début des années 2000. Ce site fut une entreprise de très grande envergure, ce sont des millions d’euros qui ont été investis par les mécènes et il a fallu cinq années pour le monter et le mettre en ligne.

A priori, il s’adresse à différents types d’usagers, il y a, notamment, des sections consacrées aux jeunes, aux familles, aux enseignants, aux journalistes ou encore aux entrepreneurs. La section Mon espace personnelpermet même de créer des albums personnalisés.

Il me semble, néanmoins, que la constitution du site et les informations qui s’y trouvent se destinent avant tout, mais pas exclusivement, au grand public, qu’il soit futur visiteur ou non. Rien d’étonnant à cela, dans la mesure où le Musée du Louvre cherche à attirer le plus de regards possibles, allant de concert avec la diffusion à grande échelle et la mise en valeur du patrimoine culturel prôné par le Ministère de la culture française.

Je trouve cependant dommage que l’on n’ait pas accès à la collection du musée qui n’est pas exposée devant public. J’ai d’ailleurs eu beaucoup de difficultés à trouver de l’information concernant ces œuvres qui dorment entre les murs inaccessibles du Louvre. Il se peut qu’elles soient consultables, mais rien, à ma connaissance, ne l’indique sur le site internet.

Quoiqu’il en soit, les 30000 œuvres exposées se trouvent dans la base de données Atlas où la recherche s’effectue en mode simple ou avancé; chaque notice y est agrémentée d’une ou de plusieurs photos et d’une fiche descriptive où l’on trouve les mêmes informations accompagnant l’œuvre présentée aux visiteurs. Notons que les informations contenues dans les fiches sont très détaillées et pertinentes à l’historien, on trouve non seulement les informations sur l’objet lui-même (dimension, matériel utilisé, description physique, …), mais également sur le contexte historique duquel il émerge.

Les informations données sur la page À propos concernant le projet du site internet n’ont apparemment pas été mises à jour depuis 2005, ce qui est curieux dans la mesure où on loue l’interface d’alimentation décentralisée qui permet une mise à jour rapide depuis chacun des services du musée ! Nous savons donc quels étaient les nouveaux projets pour 2005, mais ignorons, 6 ans plus tard, ce qu’ils sont devenus !

Bien sûr, le site continu d’évoluer et le Louvre s’approprie les récentes technologies. Il y a, par exemple, un projet de numérisation en trois dimensions qui en est encore à ses premiers balbutiements. Interviewée par Euronews, l’une des conservatrices du Louvre, Anne Coulié, vante les mérites de l’imagerie 3D «qui donne une couverture photographique totale de l’objet» et permet une vision d’ensemble de celui-ci. La manipulation des objets de grande valeur étant, évidemment, interdite au public, ce dernier appréciera aussi cette technologie qui permet, virtuellement, de manipuler l’objet à sa guise.

En terminant, ce site s’avère un outil pratique pour l’historien, cependant, certaines informations pourraient l’enrichir davantage et je suggère la mise à jour des renseignements concernant le site en lui-même de même que les nouveautés qu’il projette.

Cloé

« À propos du site internet du Louvre», Musée du Louvre, <http://www.louvre.fr/llv/apropos/accueil_apropos.jsp?bmLocale=fr_FR >, (25 septembre 2011)

« Numérisation du patrimoine culturel : programme de numérisation », http://www.culture.gouv.fr/culture/mrt/numerisation/index.html, (25 septembre 2011)

DALBÉRA, Jean-Pierre, « La numérisation au Musée du Louvre. Entretien avec Bruno Zeitoun », dans Culture et recherche, numéro 71, mars/avril 1999, <http://www.culture.fr/culture/mrt.htm>, (25 septembre 2011)

EURONEWS, « La nouvelle dimension du patrimoine culturel », Euronews 2011, 8 septembre 2010, http://fr.euronews.net/2010/09/08/la-nouvelle-dimension-du-patrimoine-culturel/, (25 septembre 2011)

VANDRIES, Joëlle, De la diffusion des œuvres d’art à leur protection contre le trafic illicite : les enjeux des bases de données sur Internet, Mémoire de M.A. (Histoire de l’art), Université Paris1, 2005, 100p., <www.observatoire-critique.org/IMG/MEMOIRE1.pdf >, (25 septembre 2011)