Histoires de vies Montréal

Mardi soir, je suis allée à une conférence sur l’histoire orale. Vous en avez sûrement entendu parler par courriel, par plusieurs affiches dans l’université ou bien, si vous étiez un tant soit peu attentifs dans le cours de lundi. Cette conférence était produite par le Réseau Histoire; un réseau socioprofessionnel qui, en plus d’organiser ce type d’activité, envoie chaque semaine une liste d’activités ainsi qu’un bulletin d’emplois tous deux reliés directement à l’histoire. Si vous n’êtes pas inscrits, je vous le recommande fortement, vous pouvez le faire dès maintenant par courriel à réseau.histoire@uqam.ca.

La conférence était divisée en trois sections. D’abord, avec le peu de temps qui lui était destiné, Yolande Cohen a tâché de répondre à la question : qu’est-ce que l’histoire orale? Par la suite, Eve-Lyne Cayouette Ashby a traité du projet d’histoire orale de Concordia et c’est cela qui nous intéresse ici. Je veux tout de même mentionner la présence d’une troisième conférencière puisqu’elle a suscité mon attention. Il s’agit d’Annie Girard, une enseignante au secondaire, qui a fait vivre à ses élèves le travail de l’historien en exploitant des sources orales.

HISTOIRES DE VIE MONTRÉAL, « Logo - Histoires de vie Montréal ».(28 novembre 2011).

Le projet dont Eve-Lyne Cayouette Ashby est la coordonnatrice se nomme Histoires de vie des Montréalais déplacés par la guerre, le génocide et autres violations aux droits de la personne. Étant donné la longueur vous comprendrez qu’on l’appelle plus souvent par son surnom à savoir Histoires de vie Montréal. C’est un projet qui s’étend sur cinq années, soit de 2007 à 2012, et qui a pour objectif de recueillir les témoignages de 500 personnes qui habitent à Montréal à cause de violations aux droits de la personne. Le projet est hébergé par  le Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia. La majorité des témoignages proviennent de quatre grands groupes «ethniques» ou religieux c’est-à-dire des Rwandais qui ont survécu au génocide, des Cambodgiens qui ont vécu le régime de Pol Pot, des Haïtiens qui ont vécu la violence du régime de Duvalier et des Juifs survivants de l’Holocauste.

Les entrevues sont réalisées par des amateurs qui ont reçu certaines formations. Ceux-ci proviennent habituellement de la même communauté ethnique que la personne qui livre son témoignage. Eve-Lyne Cayouette Ashby relève d’ailleurs la subjectivité qui se retrouve dans les témoignages et, selon elle, une des richesses de l’histoire orale provient des vérités comme des mensonges des interlocuteurs. Les sources sont audiovisuelles,  seulement audio ou simplement écrites. Les Montréalais qui participent au projet ont le droit en tout temps de réclamer que leur vidéo, ou toute autre forme de témoignage, soit détruite. La diffusion de ces sources pour l’historien peut donc être accessible un jour, mais plus le lendemain. Cela peut donc représenter un risque. La licence utilisée pour les vidéos est la Creative Commons Paternité.

Malheureusement, le site internet est encore en construction et pour le moment je trouve qu’il n’y a pas encore beaucoup de témoignages en ligne. Par contre, certaines entrevues sont déjà en ligne, il y a d’ailleurs un film qui a été fait avec quatre témoignages que vous pouvez visionner en cliquant ici. Si vous n’avez pas 22 minutes, je vous conseille fortement d’écouter l’entrevue de Ven Runnath de la sixième minute à sept minutes et quatorze secondes puis la suite à dix minutes trente secondes jusqu’à douze minutes trente secondes; c’est touchant.

En somme, le projet Histoires de vie des Montréalais déplacés par la guerre, le génocide et autres violations aux droits de la personne est encore en construction, mais il permettra d’avoir accès à plusieurs témoignages uniques qui permettront de mieux comprendre la réalité de ceux qui ont trouvé refuge à Montréal. De plus, le site internet du Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia est très enrichissant et peut vous être très utile si vous envisagez de faire de l’histoire orale. En effet, il propose un outil « stories matter » qui permet de gérer vos sources audio et vidéo. Sur le site vous pouvez aussi trouver plusieurs conseils reliés à l’histoire orale tant sur l’éthique de l’histoire orale que des trucs liés à la vidéo.

Sources: 

BEAULIEU, Marion, « Compte-rendu de la conférence Qu’est-ce que l’histoire orale?», jeudi 24 novembre 2011. <http://reseauhistoireuqam.blogspot.com/> (27 novembre 2011).

CONCORDIA ORAL HISTORY RESEARCH LAB. <http://storytelling.concordia.ca/oralhistory/> (28 novembre 2011).

GASANA, Sandra,« À propos du projet « Histoires de vie des Montréalais ». <http://parolecitoyenne.org/a-propos-du-projet-histoires-de-vie> (27 novembre 2011).

HISTOIRE DE VIE MONTRÉAL. <http://www.histoiresdeviemontreal.ca/> (28 novembre 2011).

HISTOIRE DE VIE MONTRÉAL, «J’y étais », 2010. <http://parolecitoyenne.org/j-y-etais> (27 novembre 2011).

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Un nouvel outil de présentation : Prezi

Lors de mon exposé au dernier cours sur les logiciels libres et GNU GPL j’ai utilisé un nouvel outil numérique de visualisation, à savoir Prezi. Je débuterai par une petite comparaison entre PowerPoint l’outil par excellence que nous utilisons dans la majorité de nos présentations et Prezi. Par la suite, j’invoquerai certaines raisons d’utiliser Prezi pour la diffusion historique.

D’abord, PowerPoint est un logiciel qui fait partie de la suite bureaucratique d’Office que vous devez acheter tandis que Prezi se trouve gratuitement sur Internet. Comparativement au logiciel PowerPoint, vous devez être connecté à Internet afin d’avoir accès à votre Prezi et de faire vos modifications. Si vous trouvez que cela représente un très gros inconvénient, alors vous n’avez qu’à choisir la version payante de Prezi qui vous permettra de travailler hors ligne. Ensuite, votre Prezi peut être public, donc facilement accessible en ligne pour tous les utilisateurs, ou privé si vous avez une licence à caractère éducative. D’emblée, un PowerPoint est toujours privé. Avec Prezi vous pouvez être plusieurs à travailler en même temps sur la même présentation puisqu’il s’agit d’informatique en nuage. Je vous conseille cette petite vidéo amusante !  Puis, la plus grosse différence entre les deux outils de présentation réside dans le caractère linéaire et statique de PowerPoint en opposition à l’approche par zooms de Prezi. En effet, dès que l’on voit pour la première fois un Prezi on constate que les zooms attirent notre attention et nous captivent. PowerPoint offre certaines transitions, mais cela reste linéaire. Avec Prezi, vous pouvez zoomer comme bon vous semble. Attention au mal de cœur que peuvent susciter de trop grands écarts entre chacune des échelles! De plus, Prezi n’offre pas de correcteur automatique, pour vos fautes d’orthographe, comparativement à PowerPoint pour qui cette option est présente. Il faut aussi considérer que Prezi est uniquement pour les présentations et qu’il n’est pas possible de l’imprimer. Puis, si on utilise un tableau blanc interactif, il faut absolument taper sur la flèche en bas, tandis qu’avec PowerPoint cela est beaucoup plus rapide puisqu’on peut toucher n’importe quel endroit du tableau.

Pourquoi utiliser Prezi pour de la diffusion historique? D’abord, Prezi vous permet d’attirer l’attention de vos auditeurs lors de vos présentations. En effet, grâce au zoom vous pourrez montrer des détails précis, par exemple d’une photographie, mais aussi agrandir le champ de vision afin d’obtenir une vue d’ensemble. Prezi vous permet donc de jouer à plusieurs échelles sur l’information que vous voulez passer. De plus, grâce à la communauté Prezi il est possible d’avoir accès à une multitude d’informations provenant de d’autres Prezi. Cependant, comme dans la majorité des sites où il y a du contenu public, il y en a une très grande quantité et malheureusement ils ne sont pas tous pertinents, par exemple, il peut s’agir d’une présentation d’un élève au primaire. Il serait donc intéressant de faire certaines catégories afin de mieux diviser les présentations et par exemple créer un groupe particulier pour la diffusion historique.

En conclusion, Prezi est un outil simple, il s’agit d’avoir le temps de s’adapter à lui afin d’en bénéficier pleinement. Je suis persuadée qu’il faut se questionner avant de faire une présentation et de choisir un outil numérique qui répond à nos besoins. Lorsque cela sera fait, vous pourrez faire une présentation dans un colloque et qui sait peut-être qu’on se souviendra de vos recherches grâce à cet outil numérique.

Source:

Prezi inc., 2011. < http://prezi.com/> (21 novembre 2011).


Civilization: le jeu où l’on vit l’histoire

Imaginez être à la tête d’un peuple, de sa première ville à la fondation de votre empire jusqu’à la domination du monde, vous influencez sa destinée, orientez son développement et affrontez les autres meneurs de la planète. Tout cela est possible dans le jeu Civilization. Je vous expliquerai donc pourquoi je crois qu’un jeu informatique peut offrir à des élèves du secondaire d’approfondir leurs connaissances historiques.

Source de la vidéo: «Civilization 5.flv ». <http://www.youtube.com/watch?v=3Wzf_LWyrF8> (19 novembre 2011).

C’est un jeu qui est maintenant rendu à sa cinquième édition et qui est accessible sur plusieurs plateformes. C’est un jeu tour par tour, tel un jeu d’échec, mais où vous faites progresser votre peuple de la préhistoire jusqu’à l’ère moderne et même plus loin, en prenant toutes les décisions pouvant vous mener de la victoire à l’asservissement par une autre nation.

Source de l'image:«civ4screen_rev». <http://keitees.blogspot.com/2008_03_01_archive.html&gt; (19 novembre 2011).

Le joueur est maître d’une multitude d’aspects du jeu qui s’influencent entre eux. Vous devez d’abord choisir votre peuple et le choix est assez varié pour vous offrir de mener les Zulu tout comme les Romains à la conquête de l’espace. Les conditions de victoire sont diversifiées. Vous pouvez asservir les autres nations par la force pour affirmer votre supériorité, mais vous pouvez aussi vous imposer par la force de votre culture, la prééminence de votre religion ou votre avantage technologique. Atteindre ces objectifs de victoire variés se fait à travers la multitude d’aspects que vous devez contrôler tout au long de l’évolution de votre peuple.

Le jeu de base est déjà très intéressant. Il permettrait à un élève du secondaire d’être le meneur des Égyptiens, de construire les Pyramides et à travers le jeu d’en apprendre plus sur ce peuple, sur les merveilles du monde et sur les réalités de la politique. En plus de se sentir concerné au premier plan par l’histoire, le jeu permet de créer sa propre version, son « mod » dans lequel seule votre imagination vous limite de rendre le jeu encore plus réaliste ou plus éclaté. Des « mods » futuristes avec des technologies de l’avenir existent tout autant qu’un « mod » où vous ne contrôlez que votre nation à partir de sa date de fondation historique.

Source de l'image: « MaxPCshot2_full ». <http://www.maximumpc.com/article/reviews/sid_meier’s_civilization_iv_colonization&gt; (21 novembre 2011).

En somme, je crois que le jeu Civilization peut grandement enrichir les connaissances historiques d’élèves au secondaire. J’aimerais bien voir les résultats d’un test de connaissances historiques à des jeunes qui jouent au jeu pendant leur loisir comparativement à d’autres qui ne jouent pas. De plus, il serait intéressant d’intégrer le jeu à certains cours pour ainsi offrir aux élèves de prendre en main le destin d’une nation et d’un peuple, de mener celui-ci et de l’opposer aux autres nations du monde, de les évaluer sur leurs connaissances associées aux bâtiments, à la religion et aux personnages historiques de ce peuple. Civilization permet de s’approprier l’histoire. L’enseignant permettrait à l’élève de s’approprier Civilization. L’expérience a d’ailleurs déjà été faite. À l’intérieur d’une classe aux États-Unis 25 % ont adoré apprendre l’histoire de cette manière surtout ceux qui ne réussissent pas bien en général. Cependant, 25% des élèves avaient de la difficulté avec certaines complexités du jeu. Selon Kurt Squire, le jeu Civilization permet aux élèves de développer leur habileté pour identifier des problèmes, pour tester certaines hypothèses, pour analyser et pour penser de manière stratégique. Toutefois, d’après lui le système scolaire américain préconise l’apprentissage d’objectifs prédéfinis et la résolution de problème de manière structurée. Il renvoie cela au besoin économique d’avoir une main-d’oeuvre standardisée. D’après lui, l’apprentissage par le jeu, comme avec Civilization, permettrait de développer de futurs citoyens plus créatifs en lien avec la nouvelle économie et les outils numériques qu’elle propose. De mon côté, je n’ai jamais joué à ce jeu, j’aimerais donc connaître votre avis sur les inconvénients de Civilization par rapport à l’histoire par exemple si vous connaissez des anachronismes ou des erreurs historiques.

Sources: <http://www.civilization.com/> (19 novembre 2011).

SQUIRE, KURT, «Changing the Game: What Happens When Video Games Enter the Classroom?», août-septembre 2005. < http://website.education.wisc.edu/kdsquire/tenure-files/manuscripts/26-innovate.pdf > (21 novembre 2011).

Merci à la précieuse aide d’Isaac Barbe, un joueur depuis plusieurs années.


Montréal prend le virage des données ouvertes

Comme nous l’avons vu lors du dernier cours, la Ville de Montréal a décidé de mettre ses données en ligne. Je trouve donc intéressant de voir pourquoi la Ville de Montréal a décidé de participer à ce projet international. Je vous indiquerai aussi comment les données sont présentées. Par la suite, je m’interrogerai sur les options offertes par ce site pour un historien.

Le Rapport sur l’ouverture des données de la Ville de Montréal (Version déposée) – Annexes,  disponible sur le site internet, montre la réflexion d’un comité municipal par rapport à la diffusion de données ouvertes. On apprend en introduction qu’avec ce projet la ville pourrait favoriser la gouvernance démocratique, la stabilité sociale et le développement économique. Un des tableaux intéressants du rapport est celui qui traite de ce qui se fait déjà, en matière de données ouvertes, dans d’autres villes tel que Vancouver, Edmonton, Toronto et Ottawa. Un des objectifs de la Ville est de faire en sorte que des applications soient créées grâce à l’accessibilité de ces données.

Les données sont présentées sous 16 thématiques dont sport, loisirs, culture et développement social, urbanisme et habitation, sécurité publique et développement économique.Certaines, celles en gris, ne sont pas encore disponibles.

Source de l’image: VILLE DE MONTRÉAL. <http://donnees.ville.montreal.qc.ca/> ( 9 novembre 2011)
On peut lire que les données doivent être complètes, primaires, opportunes, accessibles, exploitables, non discriminatoires, non propriétaires, libres de droits, permanentes et à moindre coût. La ville suit donc les dix principes établis par la Sunlight Foundation lors de la concertation de 2010. Il est donc facile de télécharger gratuitement des documents qui sont de même nature que lors de leur collecte.

La mise en place de données ouvertes par plusieurs villes permet à l’historien d’avoir accès facilement à celles-ci. En effet, en quelques cliques vous pouvez savoir combien de vélos ont circulé à Berri le 12 janvier 2011.Pour les intéressés, il y en avait 289 et cela a pu être déterminé grâce à des boucles magnétiques.

Sources de l’impression d’écran: VILLE DE MONTRÉAL, 2011 [ Document Excel ], 27 octobre 2011. <http://donnees.ville.montreal.qc.ca/archives/fiche-donnees/velos-comptage> (9 novembre 2011)

On retrouve aussi une petite banque de photographies de Montréal, une centaine, classée avec leur description dans un tableau Excel. Nous avons donc accès rapidement à certaines photographies datant des années 1920 à 1950 de Montréal. Par exemple, on retrouve la photographie du marché Saint-Antoine prise dans les années 1920. Marché St-Antoine

Source de l’image: ARCHIVES DE LA VILLE DE MONTRÉAL, Marché Saint-Antoine (Côté nord de la rue Saint-Jacques près de la rue de la Montagne), décennie 1920.   <http://depot.ville.montreal.qc.ca/phototheque-archives/jpeg/VM94-Z27-1.jpg> ( 9 novembre 2011)

Pour l’instant, les données restent limitées, mais un forum nous permet de signaler des erreurs, laisser des commentaires ou encore faire des demandes. En somme, je trouve cette initiative très intéressante et je suis persuadée que cela facilitera le travail de l’historien. Si le projet vous intéresse, il y aura une assemblée publique le 15 novembre 2011 qui traitera de ce projet d’ouverture des données publiques. De plus, les données ouvertes pourraient permettre plus de transparence de la part de nos gouvernements à ce sujet je vous conseille fortement cet article du Devoir.

Source : VILLE DE MONTRÉAL, Portail données ouvertes. <http://donnees.ville.montreal.qc.ca/> (9 novembre 2011)


La tête dans les nuages

Il était temps que j’écrive mon premier article; je devais avoir la tête dans les nuages. Petite tranche de vie, je viens de faire l’acquisition d’un iPhone et une des spécificités avec iOS 5  c’est d’avoir accès à icloud d’Apple. Je me suis donc interrogée sur l’informatique nuagique que vous connaissez surement par son appellation anglophone le « cloud computing ». On utilisait déjà le stockage sur un nuage, par exemple en utilisant notre courriel, mais maintenant nous avons certaines applications concrètes pour cela tel qu’icloud ou encore Dropbox.

L’informatique en nuage est un concept assez complexe qui regroupe plusieurs plateformes, applications et infrastructures. On peut le décrire comme la délocalisation des traitements informatiques sur un serveur distant de celui utilisé par le client ou l’entreprise. Ce qu’il faut comprendre c’est que le nuage est en fait un serveur qui peut être celui de Google, de Microsoft ou bien d’une personne ordinaire comme votre voisin et qui a une très bonne bande passante. Habituellement, le moyen d’avoir accès à cela est via une application que l’on retrouve sur Internet tel qu’icloud, AmazonEC2, etc. Certains services proposés se basent sur le système de cloud computing et offrent de cette manière du stockage.

Source de l’image : JOHNSTON, Sam, Cloud Computing, <http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Cloud_computing.svg> ( 7 novembre 2011).

Cependant, il importe de réfléchir sur certaines critiques par rapport au « cloud computing », en effet le seul et l’unique Richard Stallman, reconnu pour son logiciel libre, pense que c’est complètement stupide puisque les utilisateurs deviennent dépendants des propriétaires du système. De plus, le stockage gratuit est limité, par exemple à 5 GO pour icloud, et si nous voulons plus d’espace à ce moment nous devrons débourser un certain montant par mois. En fait, le stockage en soi est illimité et à ce moment il s’agit du concept d’utilisateur-payeur, vous payez l’espace que vous utilisez; ce qui peut être avantageux pour des entreprises. La sécurité du nuage est elle aussi beaucoup critiquée, toutefois il est possible de l’augmenter grâce à des scriptes et à des pare-feu. Il y a plusieurs avantages à l’informatique en nuage pour les entreprises, pour les centres de recherches et pour les individus. En général, pour les entreprises cela peut diminuer plusieurs de leurs coûts, dont ceux d’entretien et d’espace physique pour les serveurs. J’ai appris récemment qu’un centre de recherche LICEF commencera à utiliser l’informatique en nuage grâce à leur projet Nomade. Cela leur permettra de «déplacer» plus facilement leur laboratoire puisque leurs données seront sur le nuage. En ce qui concerne les étudiants, nous pouvons utiliser ce système pour stocker des numérisations, des données, des fiches, etc. en sachant que nous pouvons les retrouver facilement sur notre portable ou notre téléphone intelligent, ce qui peut sauver beaucoup de temps! De plus, lorsque vous faites des travaux d’équipe, cela peut permettre d’avoir les changements d’un document automatiquement dans le nuage que vous partagez avec vos coéquipiers.

En somme, j’ai bien hâte de constater si la synchronisation que rend possible icloud me permettra d’être plus efficace et productive lors de ma maîtrise. Pensez-y, vous n’aurez plus besoin de clé USB ni de copie de rechange sur votre courriel, tout sera synchronisé sur vos appareils!

Sources:

ARMBRUST, Michael, et al., «Above the Clouds: A Berkeley View of Cloud Computing», 10 février 2009. <http://citeseerx.ist.psu.edu/viewdoc/download?doi=10.1.1.149.7163&rep=rep1&type=pdf > (7 novembre 2001).

RETTINO-PARAZELLI, Karl, «Informatique en nuage – La technologie «intelligente» est mise au service des apprentissages», Le Devoir, 22 octobre 2011. < http://www.ledevoir.com/societe/science-et-technologie/334138/informatique-en-nuage-la-technologie-intelligente-est-mise-au-service-des-apprentissages> (7 novembre 2011).

ZDNet France, «Richard Stallman dénonce le caractère propriétaire du Cloud computing», 30 septembre 2008.<http://www.zdnet.fr/actualites/richard-stallman-denonce-le-caractere-proprietaire-du-cloud-computing-39383753.htm> (7 novembre 2011).