La section «Échange professionnel» sur le Réseau canadien d’information sur le patrimoine

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L’enseignement de l’histoire : Wikipédia, Wikilivre et Wikimini… Oui, qui aurait cru?

                      Je suis entièrement d’accord avec l’article d’Isabelle, «L’enseignement de l’histoire et Wikipédia» dans lequel elle encourage l’utilisation de Wikipédia dans l’enseignement de l’histoire. Encourager les futurs historiens  à contribuer à l’encyclopédie en ligne profite non seulement à l’élève, mais à tous les futurs lecteurs qui éventuellement iront puiser de l’information sur l’article des contributeurs. À ce sujet, j’ai trouvé un guide très intéressant et fort recommandé dans les témoignages d’enseignants portant sur l’utilisation de Wikipédia comme outil pédagogique. Ce guide prend la forme d’un wikilivre, « Wikipédia dans la classe » dans lequel on retrouve une riche documentation destinée principalement aux professeurs de toutes disciplines qui désirent entreprendre ce type de projet. Tout d’abord, on énumère le matériel et les procédures techniques que cette expérience exige, mais rapidement, on y présente les nombreux avantages qu’offre cette expérience aux étudiants. On recommande particulièrement cette forme de pédagogie active, car elle permet à l’étudiant d’apprivoiser le travail en collaboration, de comprendre la propriété intellectuelle et ce, tout en valorisant le partage du savoir. Plusieurs idées de projets sont suggérées, et l’on y retrouve même une petite section destinée aux clientèles particulières (enfants, adolescents, personnes avec un handicap). Aspect intéressant,  le guide tente de répondre aux craintes et aux attentes des professeurs et précise clairement les limites pédagogiques d’une telle activité. Résumer ce guide est une tâche impossible dans cet article, mais je vous conseille fortement de le consulter, surtout si l’enseignement vous intéresse.

Comme le disait Isabelle, presque tout le monde connait Wikipédia….mais connaissez-vous Wikimini ? C’est vraiment trop mignon ! Wikimini est une version pour enfants et adolescents de l’encyclopédie en ligne.

Source de l’image : Image prise sur le site web «Le webmestre pédagogique < http://www.lewebmestrepedagogique.com/2011/02/wikimini/> (10 novembre 2011)

Tout comme la version « adulte », il est possible pour les jeunes d’y contribuer. L’interface est colorée, amusante et il y a même une catégorie « histoire et géographie ». Une section imagée et bien documentée est réservée aux professeurs qui souhaitent obtenir des renseignements pour utiliser ce site en classe.  Évidemment, certaines notices sont parfois très brèves ou incomplètes, tandis que d’autres sont à l’inverse, d’une qualité remarquable. Il faut admettre que le résultat final est loin d’être l’objectif premier.  Le but recherché est plutôt de valoriser l’apprentissage des élèves, de favoriser la coopération et de développer leur esprit critique. De plus, les jeunes sont très tôt sensibilisés aux enjeux liés à la contribution à une encyclopédique en ligne, ce qui à mon avis est fort enrichissant pour les futurs lecteurs et rédacteurs du grand Wikipédia. Si vous voulez avoir une meilleure idée de Wikimini, visionnez sur leur site, la vidéo de présentation.

Source de la vidéo : «Wikimini -Présentation de l’encyclopédie pour enfant» < http://www.youtube.com/watch?v=_VurKwuubF4 > (10 novembre 2011)

Sources :

Isabelle (isahis7008),« L’enseignement de l’histoire et Wikipédia» dans his7008.wordpress.com, 7 novembre 2011 < https://his7008.wordpress.com/2011/11/07/lenseignement-de-lhistoire-et-wikipedia/> (10 novembre 2011)

«Wikimini : C’est toi qui l’écris» <www.fr.wikimini.org > (10 novembre 2011)

«Wikilivre : Wikipédia en classe» < http://fr.wikibooks.org/wiki/Wikip%C3%A9dia/Wikip%C3%A9dia_dans_la_classe > (10 novembre 2011)


Le Musée de la mémoire vivante et la formation sur le patrimoine et les nouvelles technologies

Source de l’image : Photographie du Musée de la mémoire vivante prise sur le site du musée. < http://www.memoirevivante.org/site.html > (3 novembre 2011)

             Le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli est une institution consacrée au patrimoine immatériel, que sont les témoignages et récits de vie sous toutes leurs formes (orales, écrites, graphiques, audiovisuelles, numériques, etc.) Les expositions présentées sont uniquement bâties à partir de ces témoignages et le visiteur les découvre en travers des expériences interactives que facilite l’emploi de divers médias et outils technologiques. D’ailleurs, sur leur site web, vous pouvez facilement écouter et lire plusieurs témoignages. Du même coup, on vous incite à livrer vos propres récits et fait étonnant, tous les sujets et toutes formes de témoignages (photo, lettre, film, enregistrement audio, etc.) sont acceptés.

Voici la vidéo explicative du musée.

Source de la vidéo:  » Le Musée de la mémoire vivante vous est expliqué » sur le site du Musée de la mémoire vivante. < http://www.youtube.com/watch?v=RnkcxRqpPE8 > (3 novembre 2011)

             En collaboration avec le Musée de la mémoire vivante, l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval (IPAC), offrait pour la première fois un programme d’été intitulé « Patrimoine et nouvelles technologies ». Cette université d’été offrait du 29 mai au 5 juin dernier, une formation de 45 heures à une quarantaine d’étudiants à même les locaux du manoir de Saint-Jean-Port-Joli. Ce cours permettait d’améliorer les connaissances et les compétences des participants au sujet des nouvelles technologies pour la préservation du patrimoine. Comme le développement des technologies numériques a bouleversé les méthodes de collecte, conservation, gestion, mise en valeur et diffusion du patrimoine, ce cours abordait les thèmes suivants: nouvelles technologies et enquêtes ethnologiques, développement durable, participation citoyenne, e-tourisme, muséologie virtuelle, vidéo panoramique, environnements immersifs, panophotographie, captation d’images 3D, montages multimédias et applications Web 3.0.

Sur cette vidéo, une démonstration de François Côté, coordonnateur du Laboratoire d’enquêtes et d’entrevues multimédias (LEEM) de l’Université Laval sur l’utilisation de la vidéo panoramique et du balayeur laser 3D dans le cadre de la formation.

Source de la vidéo : « MMV02062011a.mp4 ».< http://www.youtube.com/watch?v=AjFWgL_EcJ4&feature=related > (3 novembre 2011)

           Avec le Musée de la mémoire vivante, on voit bien comment l’utilisation des nouvelles technologies facilite à la fois la cueillette et la diffusion d’un contenu historique. Ce musée, souvent qualifié d’avant-gardiste, démontre comment l’avenir du patrimoine immatériel est désormais lié aux dernières innovations technologiques. Le défi est maintenant de concevoir des programmes d’enseignement qui devront constamment s’adapter aux derniers développements de l’ère numérique. Le personnel enseignant doit non seulement être à l’affut des nouvelles technologies, mais il doit les maîtriser convenablement. De plus, les institutions réussiront-elles à acquérir le matériel informatique qui évolue sans cesse et qui est destiné à une formation aussi pointue ? La formation d’été de l’IPAC offerte au musée de Saint-Jean-Port-Joli semble avoir relevé le défi. D’ailleurs, son succès réside surement dans cette étroite collaboration, en permettant le partage de leurs ressources respectives. En effet, il semble que cette première expérience de formation fut couronnée de succès, à tel point que les organisateurs envisagent d’organiser une autre formation au printemps prochain. Avis aux intéressés !

Marie-Josée S.

Sources :

GAGNON, Maurice, «L’Université d’été à l’heure des nouvelles technologies» dans le Placoteux.com, 6 juin 2011. <http://www.leplacoteux.com/index.asp?s=detail_actualite&id=134300 >(3 novembre 2011)

«Musée de la mémoire vivante : pour la continuité de la mémoire».< http://www.memoirevivante.org/ >(3 novembre 2011)

«Université d’été de l’Institut du patrimoine culturel de l’Université Laval», Institut du patrimoine culturel<http://www.ipac.ulaval.ca/activites/universite-dete/universite-dete-2011/ >(3 novembre 2011)


Lancement de QRpedia ! … mais qu’est-ce que la technologie QR?

                        En septembre dernier, Wikipédia lançait son service QRpedia.org qui permet de générer des codes QR. Cette technologie permet notamment aux milieux culturels d’offrir aux utilisateurs d’appareils mobiles l’accès au contenu de l’encyclopédie en ligne. Par exemple, une personne qui parcourt un musée pourrait avoir accès à l’article de Wikipédia correspondant à une œuvre précise et ce, uniquement avec son téléphone portable. Comment ? Grâce aux codes QR. Voici un exemple de ce type pictogramme au British Museum qui renvoie à un article de l’encyclopédie en ligne.

Source de l’image : Photographie prise sur le site Terence Eden Has A Blog. < http://shkspr.mobi/blog/index.php/2011/04/introducing-qrpedia/> (24 octobre 2011)

Qu’est-ce qu’un code QR?

Le code QR a été crée en 1994 par l’entreprise Denso-Wave qui permettait de suivre les pièces de voiture dans les usines de Toyota. Cinq ans plus tard, l’entreprise publie le QR Code sous licence libre. Le code QR (Quick response) est un type de code-barres en deux dimensions qui a l’avantage de pouvoir contenir beaucoup d’informations et de les transmettre rapidement soit à un lecteur de code-barres, un téléphone mobile, un téléphone intelligent, ou encore une webcam. Toutefois, rappelons qu’il existe déjà plusieurs applications qui génèrent les codes QR comme Zint Barcode Generator (logiciel libre, multi-plateformes), QR-Generator (Mac) et Kaywa QR-Code (en ligne). Alors,  QRpedia est un logiciel parmi d’autres, mais avec la particularité d’encourager les milieux culturels à promouvoir la consultation des articles de Wikipédia.

Comment ça fonctionne ?

Il existe plusieurs applications pour décoder les codes QR comme ScanLife ou QR Reader.  Avec votre téléphone, vous devez télécharger ce type d’utilitaire ou l’application Google Goggles qui offre ce service gratuitement.  Vous voulez essayer ? Téléchargez l’application de Google et faites une recherche à partir d’une photo.  Photographiez le code QR ci-dessous (avec un bon éclairage) et vous verrez apparaitre soit un message ou un lien internet. (Ceux qui réussiront à trouver l’information cachée, faites moi signe! )

Il faut reconnaitre que les nouvelles technologies d’information et de communication sur les appareils mobiles, appliquées au patrimoine, au tourisme et aux musées gagnent du terrain. La forte croissance des ventes des téléphones intelligents et le comportement de ces nouveaux utilisateurs rendent désormais essentiel l’accès au web à partir d’un appareil mobile. D’ailleurs, plusieurs musées intègrent déjà cette technologie. En France, on retrouve des codes QR au musée archéologique de Saint-Raphaël et au Québec,  l’exposition « D’après Notman » du musée McCord offrait la possibilité d’obtenir pour chacune des photographies  des informations supplémentaires en décryptant le code QR. Voici un exemple de leur utilisation présenté sur leur site.

Enfin, pour vous amuser,  la Société des musées maritimes offre un concours vous permettant de gagner une nuit à bord du sous-marin Onondaga si vous réussissez à déchiffrez le code QR dans le formulaire de participation. Alors, à vos téléphones et …bonne chance!

Marie-Josée S.

Sources :

LAFFONT, Nicolas, « QRpedia : des codes QR pour Wikipedia », septembre 2011.<http://www.branchez-vous.com/techno/actualite/2011/09/qrpedia_codes_qr_wikipedia.html> (24 octobre 2011)

«QR Code», Wikipedia,<http://fr.wikipedia.org/wiki/QR_Code> (24 octobre 2011)


Le logiciel libre et la naissance de Saint-IGNUcius

                   Au dernier cours, nous avons discuté des bases de données et comparé certains logiciels. À plusieurs reprises, l’option d’utiliser les logiciels libres a été mentionnée. Comme il existe une multitude d’outils informatiques, je trouvais intéressant d’apporter quelques précisions et de faire un bref historique du logiciel libre. Peut-être que ces éléments d’information vous permettront de porter un regard différent sur les technologies open source et de reconsidérer le choix de vos outils informatiques.

Tout d’abord, associer l’expression « logiciel libre » à « gratuité » est une erreur.  Il signifie plutôt que les utilisateurs sont libres d’utiliser le programme, de connaitre son code source, de le modifier, et de partager ou non ses modifications, gratuitement ou non. D’ailleurs, il est bien probable que cette confusion provienne des diverses interprétations du terme anglophone « free ».

Dans le milieu universitaire des années 1970, il existe une certaine liberté dans l’utilisation,  l’étude et la modification des logiciels. Pourquoi? Parce que seules de grosses compagnies ont les ressources pour posséder des ordinateurs qui fonctionnent avec des logiciels pour lesquels ils ont été conçus. Ces ordinateurs utilisent principalement Unix, qui est un système d’exploitation qu’il faut payer pour obtenir la licence d’utilisation. Évidemment, à cette époque, les ordinateurs personnels sont plutôt inexistants et inutile de vous dire que l’Internet est un concept encore fort nébuleux.

Dans les années 80, Richard Stallman, un programmeur de système d’exploitation qui travaille au Massachusetts Institute of Technology(MIT), constate que les droits de propriété rattachés à ce type de logiciel, entrainent bien des inconvénients liés aux restrictions qu’ils comportent. Sur le plan anecdotique, il semble que le refus de Xerox de lui donner accès au code source d’un pilote d’imprimante l’ait incité à développer l’idée d’un projet de logiciel libre.

Alors en 1983, Richard Stallman entreprend de mettre sur pied un système d’exploitation libre qu’il nomme GNU, un acronyme récursif pour « GNU’s Not Unix ».  Bien que GNU soit un projet informatique, l’aspect social et philosophique de cette entreprise est surement plus important.  Idéaliste, Richard Stallman mène une véritable croisade pour l’utilisation des logiciels libres. D’ailleurs, c’est davantage pour des motivations éthiques qu’il vante leur usage et leur développement. Il soutient que dans un monde parfait, les connaissances doivent librement être partagées et accessibles pour tous.  Ajoutons qu’avec humour, il arrive même qu’il enfile son costume de gourou et incarne St.-IGNUcius de l’Église Emacs et rappelle son message de propagande pro-logiciel libre lors d’évènements publics.

Depuis la fin des années 1990, le succès des logiciels libres suscite un vif intérêt dans l’industrie informatique et chez les utilisateurs. Linux est surement le plus connu d’entre eux. Son créateur, Linus Torvalds était loin de s’imaginer que de simple hobby, la création de son système d’exploitation libre allait joindre, même propulser la popularité de GNU et du logiciel libre.  D’ailleurs, parce qu’ils sont une alternative souvent gratuite aux logiciels propriétaires, on remarque une popularité sans cesse grandissante de ces programmes. Vous connaissez peut-être le navigateur Web Mozilla Firefox, la suite bureautique Open Office, l’utilitaire de compression 7zip, le lecteur de fichiers multimédia VLC, le logiciel Clam Anti-virus, l’éditeur d’image Gimp ou le correcteur d’orthographe Aspell.

Que ce soit pour la communauté étudiante ou historique, il m’apparait important de se questionner quant aux choix de nos outils informatiques. Est-ce que le choix d’un logiciel libre ne poursuit-il pas la mission universitaire qui est de faire avancer la connaissance ?  À qualité égale, quel type de programme optez-vous instinctivement et pourquoi? Êtes-vous déjà un adepte de la religion de St.-IGNUcius ? Quelles que soient vos convictions ou vous préférences, il faut admettre que les technologies open source gagnent du terrain et que désormais, leurs simples présences poussent les fabricants de logiciels propriétaires à maintenir un certain niveau de qualité.

Marie-Josée S.

Sources :

« GNU Operating System ». < http://www.gnu.org/home.fr.html> (14 octobre 2011)

PINTO, Fulgencio, «Le saviez-vous? Origine du logiciel libre (GNU)…», novembre 2006.< http://www.fisheo.com/web_20/2006/11/le_saviezvous_l.html > (17 octobre 2011)

STALLMAN, Richard, Sam WILLIAMS et Christophe MASUTTI, Richard Stallman et la révolution du logiciel libre : Une biographie autorisée, Paris, Eyrolles, 2010, 324 p. (En ligne )< http://www.eyrolles.com/Informatique/Livre/richard-stallman-et-la-revolution-du-logiciel-libre-9782212126099> (14 octobre 2011)

Source de l’image :

Photographie de Richard Stallman prise sur le site Blog.note. < http://www.blog-note.com/video-conference-de-richard-stallman-et-la-revolution-du-logiciel-libre/ >(17 octobre 2011)