L’informatique, science indipensable pour l’historien

Arrivant bientôt à la fin de la session ; l’affaire maintenant étant plus « visible » sur le rôle des outils informatiques et des ressources numériques dans la transformation qui affectent le métier d’historien. Frédéric  Clavert met l’accent sur “l’expansion des interfaces graphiques telles que nous les connaissons aujourd’hui”, le Macintosh d’Apple étant assez vite suivi par le logiciel Windows de Microsoft. Il signale que cette utilisation de l’ordinateur individuel a retardé le recours au développement, au code lui-même, à la programmation. « Parce que ces interfaces graphiques en réduisait, dans un premier temps et pour certains types d’usage, l’utilité », dit-il. Bien que ce développement aux interfaces a facilité énormément l’utilisation informatique des historiens¹. Dans notre cours de l’histoire quantitative, nous avons appris que, dans les années 1960 et 1970, « compter pour mieux chercher » devient, avec la lexicométrie, un des moyens privilégiés d’aborder l’évolution historique des discours politiques. Cependant, les excès de la quantification, associés à complexification des méthodes, expliquant le reflux des années 80, reflux accentué par le retour à l’événement, à l’individu et à la narration². En effet, les flux et reflux de l’histoire quantitative doivent nous enseigner que, pour répondre à l’urgence de la formation informatique des historiens, il est nécessaire de réfléchir aux transformations qui affectent l’ensemble des historiens et de tenter d’identifier ce que doit fonder une sorte de culture générale informatique et numérique à tous les historiens.

C’est vrai que l’informatique est un métier en soi et que ce n’est pas facile d’être à la fois un bon historien et un programmeur efficace, mais une recherche documentaire exige une connaissance de base pour la navigation dans les différents sites électroniques, les archives numériques ouvertes, consulter les bibliothèques, les centres de documentation et les collections en ligne. Aussi savoir gérer, exploiter les données, les postuler et faire la diffusion de la recherche. J’avoue que je « commence » après des essais « douloureux » au début de la session à construire une base de données qui m’aidera dans mes futures recherches ; à connaître des logiciels qui me faciliteront la tâche que je ne maîtrisais pas. Au début du cours, notre professeure a exprimé son avis qu’introduire les études des outils informatiques de l’histoire en Maîtrise est un peu tardif. Étant donné la forte dimension de ces outils qui peuvent aider les étudiants du Baccalauréat à choisir leur Maîtrise et mieux les orienter. L’informatique ne doit pas être considéré comme une science auxiliaire de l’histoire, mais comme un élément essentiel et une stratégie pour le travail d’un historien.

Sources

¹-programmeurs/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Histoirelyonelkaufmannch+(histoire.lyonelkaufmann.ch) <(22 novembre 2011).

²LEMERCIER, Claire et Claire ZALC, « L’histoire quantitative à l’apogée de la crise », dans Méthode quantitative pour l’historien, Paris, Découverte, 2008, p. 8 à 18.



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