La démocratisation de l’information, un droit incontestable

Les lectures et la discussion du cours cette semaine en classe sur les droits d’auteur m’ont permis d’exprimer mon point de vue contre le monopole des informations, le désir de la démocratisation de toutes les connaissances humaines avec le droit de tous les chercheurs d’avoir un accès libre à l’information. Le droit d’auteur a commencé à soulever des controverses à partir du milieu des années ’90’. De fervents opposants au droit d’auteur/copyright ont parlé de « copywrong » ou « copyleft ». Plusieurs universitaires, notamment aux États-Unis, semblent même allergiques à la notion de « propriété intellectuelle ». Le mouvement a pris naissance aux États-Unis où, pour la première fois, s’est manifesté à partir de 1996 une forte résistance contre le projet de traité de l’OMPI, sur la protection sui-generis des bases de données. Ces idées ont ensuite gagné l’Europe où plusieurs universitaires ont cru trouver une notoriété facile en développant une approche provocante et apparemment progressiste. En outre la communauté Internet rêvait d’un espace ouvert, libre et non régulé. Depuis le début, n’importe qui a pu, par Internet, accéder aux œuvres d’autres personnes, les rendre disponibles ou les télécharger, de façon légale ou illégale. Les consommateurs ont pu ainsi avoir l’impression d’avoir le droit d’utiliser et d’exploiter ces œuvres. Une fois habitués à cet état de fait, ils ont plus de peine d’accepter que les œuvres des autres soient protégées aussi sur Internet. Pour nos recherches en histoire par exemple, nous pouvons avoir accès aux archives numériques en ligne. Le projet de Wikipedia a révolutionné  l’histoire contemporaine de la connaissance, même si ses références ne sont pas toujours reconnues par les académiciens, mais pour un premier temps tous les chercheurs peuvent en profiter.

Un autre problème particulier concerne l’emploi de moyens techniques de protection et la protection juridique contre le contournement et d’autres actes semblables. En vertu de nombreuses lois, une telle protection dépasse certainement la portée de la protection juridique du droit d’auteur quand elle sanctionne également le contournement de mesures techniques par un usager qui veut simplement utiliser une œuvre en respectant la loi, comme par exemple à des fins éducatives, le cas de notre cours. Dans les pays en développement, les peuples autochtones perçoivent le droit d’auteur comme un concept essentiellement occidental qui n’est pas en mesure d’assurer une protection efficace de leurs savoirs traditionnels. De plus, le droit d’auteur est paradoxalement utilisé par certaines personnes pour s’approprier illégitimement des savoirs ancestraux, tels que techniques et médecines traditionnelles.

La question des droits d’auteur est fort compliquée. Respecter la « propriété intellectuelle » et ne pas dénier la liberté de l’information et de la recherche, demeurent une problématique difficile à résoudre. Nous n’avons pas encore trouvé de solution idéale et peut être il faudra plus de temps pour parvenir à des solutions équilibrées.

Sources

1.« Créer Réutiliser Diffuser Partager », Université du Québec, janvier 2007.<http://www.uquebec.ca/reauq-pi/> (7 novembre 2011).

2.<http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_d%27auteur>(17 novembre 2011).

3.<http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/02/20/1321-les-droits-d-auteur-pour-les-nuls>(17 novembre 2011).


One Comment on “La démocratisation de l’information, un droit incontestable”

  1. La démocratisation de l’information passe avant tout par l’accessibilité aux banques de données.
    Par exemple, les données recueillies et traitées dans le cadre d’une recherche historique sur les crèches pourraient servir dans plusieurs autres disciplines, telles que la sociologie, l’anthropologie, la psychologie, la médecine, etc.
    En psychologie, ce données pourraient êtres utilisées dans les recherches sur la théorie de l’attachement.

    Ouvrir les voûtes de la connaissance , ne fera pas que permettre d’accéder à de l’information qui pourrait être utile dans plusieurs disciplines mais évitera un gaspillage de temps et d’énergie consacrés à la recherche d’informations qui dans certains cas peuvent êtres redondantes.

    Le respect du droit d’auteur ainsi que le consentement des auteurs ne doivent pas être négligés lors de l’utilisation des données d’autrui.


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