Patrimoine photographique de la ville de Paris

Qui dit patrimoine, dit rapport au temps, à l’histoire. Pour Nigel Barley, Anthropologue et conservateur au British Museum,  » l’histoire n’est pas ce qui s’est passée, c’est ce dont on se souvient ! » On pourrait ajouter que le patrimoine est alors l’élection, par certains et pour tous, de ce que l’on veut se souvenir, de ce que l’on veut retenir pour (ré) écrire l’histoire.

A ce propos ; pour Paris, une des plus belles villes du monde, le choix de la présentation photographique du patrimoine est complexe. Depuis l’invention de la photographie, le fonds est régulièrement alimenté d’images négatives ou positives parmi les plus variées et les plus prestigieuses, couvrant l’ensemble de l’histoire et des techniques de la photographie. Constitue de daguerréotypes, tirages papier, négatifs sur plaques de verre, diapositives ou supports numériques, ce fonds représente une très grande historique, économique et artistique.

La collection photographique de la Commission du Vieux Paris, crée en 1897, conservée au sein du département d’histoire de l’architecture et archéologie (DHAA), comprend ce jour environ 300 000 clichés, dont les fonds anciens réalisés à partir de 1898 (par les photographes C. Lansiaux, E. Desprez, A. Cite, soient 10 000 plaques de verre), mais aussi 73 000 tirages papier, 50 000 vues de projection prises lors des campagnes photographiques reprises en 1955… Ces collections permettent ainsi de recouvrir édifices (immeubles, hôtels particuliers, maisons…), décorations intérieures ou ensembles urbains, pour certains disparus aujourd’hui. Depuis 2001, plus de 35000 clichés par an sont réalisés par les trois photographes du DHAAP. L’accès aux dossiers documentaires et  photographiques est encore non accessible au grand public, mais il se fait sur demande par un numéro de téléphone.

La ville de Paris possède également plus de 30 000 œuvres d’art reparties dans l’espace public, et dans les édifices religieux, dont elle est propriétaire. Ces Collections rassemblent la statuaire publique, mais également les tableaux, les peintures murales, le mobilier, les vitraux présents dans les lieux de culte. Ce grand nombre d’œuvres d’art met l’accent sur le choix, la méthode de les mettre en valeur et lesquels d’eux ont la priorité de présentation. ( Photo de Wikipédia des archives nationales Paris hôtel de Rohan).

Sources :

1. Barley N., 2000, L’anthropologue mène l’enquête, Paris, Payot.

2. Le patrimoine photographique de la ville de Paris-Paris.fr



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