Les réseaux sociaux et l’histoire

De plus en plus, les réseaux sociaux façonnent nos vies. En effet, ils sont passés d’un phénomène marginal associés aux nerds de l’informatique à une mode de masse. En effet, des réseaux comme Facebook, un site de réseautage qui n’a plus vraiment besoin de présentation, et Twitter, qui allie réseautage et microblogage (car on ne peut pas écrire plus de 140 caractères à la fois), sont devenus des incontournables de nos vies. Cet article se penche sur l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’histoire.

Source : http://www.zdnet.fr/actualites/facebook-en-francais-est-disponible-39379408.htm

Premièrement, les groupes créés sur Facebook, par ses usagés, ont eu un impact non-négligeable sur les événements qui ont eu lieu dans le monde arabe au cours de la dernière année. En effet, on ne peut nier l’impact qu’ils ont eu dans l’organisation des manifestations, des rassemblements anti-gouvernementaux et dans la diffusion d’idées réformatrices. Malgré les tentatives de censure imposées par les régimes égyptien et tunisien, force est d’admettre qu’il fut facile de contourner les barrières pour parvenir à accéder à tous les sites (il semble que des Tunisiens mentaient sur leur lieu de résidence pour y accéder), et ainsi, poursuivre le mouvement.

 

Source : http://1jour1actu.com/dossierclesactu/egypte-tunisie-libye/

Deuxièmement, les réseaux sociaux ont changé la façon de faire de la politique. Lors de la dernière campagne présidentielle américaine, en 2008, les deux candidats ont dû véhiculer leurs plateformes électorales à travers les réseaux sociaux et ont pris compte des demandes de la population américaine par le biais de ces médias. Barack Obama s’est même adjoint durant la campagne électorale les services de Chris Hugues, un des co-fondateurs de Facebook, pour sa campagne virtuelle. Au Canada, ils ont aussi eu leur rôle à jouer lors de la dernière campagne électorale. Tout d’abord, tous les chefs avaient leurs comptes Twitter (Stephen Harper et Michael Ignatieff en avaient même deux, l’un en français et l’autre en anglais), tout comme plusieurs candidats et de nombreux députés sortants.

Source : http://www.akimedia.eu/dossier/les-reseaux-sociaux-facebook-vs-twitter/

Dans un tout ordre d’idées, ils sont aussi un outil pour les historiens. En effet, ils permettent de véhiculer plus facilement leurs idées, d’organiser plus efficacement des colloques, de guider les travaux en vigueur et d’échanger plus aisément avec des collègues à l’autre bout du monde. Toutefois, ils comportent aussi leur lot d’inconvénients tels que la diffusion très publique de leurs opinions ou de leurs informations personnelles, les droits d’auteur ou le manque de temps pour s’y consacrer.

En somme, on ne peut nier l’impact que les réseaux sociaux ont un impact sur l’histoire et les historiens. D’une part, ils ont été un vecteur important dans l’élaboration des révoltes arabes et des rassemblements anti-gouvernementaux. D’autre part, ils ont aussi changé la façon traditionnelle de faire de la politique en forçant les politiciens à les utiliser davantage pour diffuser leurs idées. Enfin, ils constituent un outil intéressant pour les historiens qui peuvent, par leur intermédiaire, communiquer plus facilement entre eux et diffuser leurs sujets de recherche.

 

Sources :

André Péloquin. Petite histoire des réseaux sociaux. http://urbania.ca/canaux/enquetes/1943/petite-histoire-des-reseaux-sociaux  (24 octobre 2011).

 

Frédéric Clavert. Quel réseau social pour les chercheurs en histoire? http://www.boiteaoutils.info/2011/07/quel-reseau-social-pour-les-chercheurs.html (24 octobre 2011).

 

Jean-Michel Vanasse. Les élections sur le Net. http://techno.ca.msn.com/chroniques/chroniques-articles.aspx?cp-documentid=28219494(24 octobre 2011).

 

Jean-Philippe Bichard. Quel rôle jouent les réseaux sociaux dans le printemps arabe? http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/04/20/quel-role-jouent-les-reseaux-sociaux-dans-le-printemps-arabe_1509472_3232.html (24 octobre 2011).

 

Marie-Catherine Beuth. Le conseiller d’Obama dévoile sa stratégie web. http://www.lefigaro.fr/medias/2008/07/02/04002-20080702ARTFIG00609-senay-barack-obama-est-le-candidat-des-reseaux-sociaux.php(24 octobre 2011).

 

ParisTech Review. La révolution Facebook : le printemps arabe et le futur des réseaux sociaux. http://www.paristechreview.com/2011/02/28/revolution-facebook-printemps-arabe-futur-politique-reseaux-sociaux/(24 octobre 2011).


4 commentaires on “Les réseaux sociaux et l’histoire”

  1. Cet article est très intéressant. Comme je l’ai déjà mentionné dans un autre commentaire, je n’utilise pas facebook (ou quelque réseau social que ce soit). Je n’en ai jamais vu la nécessité ou l’intérêt, sauf pour faire taire mes amis qui me chialaient continuellement après. Je dois dire que cet article et les commentaires me font grandement douter de mon point de vue. J’ai été particulièrement touché par le commentaire de legyptedespharaons.

    Aussi, je suis tombé sur deux documentaires diffusés à la CBC cette semaine et qui traitent de ce sujet.

    Le premier s’intitule «facebook folies», vous le trouverez ici:
    http://www.cbc.ca/video/#/Shows/Doc_Zone

    Le second retrace la chronologie du printemps arabe et l’influence des réseaux sociaux. C’est vraiment un bon documentaire. Il s’intitule «How facebook changed the world: the arab spring». Vous le trouverez ici:
    http://www.cbc.ca/video/#/Shows/The_Passionate_Eye

    Bon visionnement

  2. isahis7008 dit :

    Aujourd’hui, il est presque impossible de passer une journée sans lire ou entendre parler d’un réseau social. Le phénomène est tellement devenu important qu’il influence non seulement les populations, mais également la manière de faire du journalisme. De plus en plus de journalistes utilisent les réseaux sociaux, comme Facebook et Twitter, pour alimenter leurs articles. Tous les messages écrits par les adeptes des réseaux sociaux deviennent alors des sources d’informations faciles d’accès pour les journalistes. D’ailleurs, un nombre croissant de médias participent à Facebook, Twitter, etc. et invitent les utilisateurs à donner leurs opinions régulièrement sur l’actualité. Par exemple, depuis déjà quelques années, TVA et LCN ont des journalistes qui ne s’intéressent à rien d’autre que les réseaux sociaux. Ils passent leurs journées à travailler avec Facebook et Twitter juste pour obtenir l’opinion des gens quant à des sujets de l’actualité. Puis, lorsque lorsque c’est l’heure des bulletins de nouvelles, les journalistes présentent les messages qu’ils ont recueilli sur les réseaux sociaux au courant de la journée. Être un journaliste, c’est un peu faire le métier d’historien, car il faut présenter des faits tout en se basant sur des sources diverses recherchées un peu partout.

    Dans un autre ordre d’idées, j’aimerais rajouter que même les dirigeants de Twitter avaient conscience que leur réseau social aurait probablement un impact tellement puissant sur le monde que les chercheurs en histoire auraient fini par s’intéresser aux fameux «tweets». Ainsi, en 2010, il fut décidé que les archives de Twitter soient données à la Bibliothèque du Congrès afin d’offrir à tout le monde la découverte de l’histoire via les messages publiés sur Twitter.
    (http://www.loc.gov/today/pr/2010/10-081.html)

    Isabelle L.

  3. Votre article touche un coté personnel et des souvenirs inoubliables dans ma vie pendant la révolution égyptienne du 25 janvier au 11 février passé. Ces réseaux sociaux fort puissants ont permis aux jeunes révolutionnaires de s’organiser contre le gouvernement au point qu’il a été obligé de couper tous les réseaux d’internet dans tout le pays les six premiers jours de la révolution. Cet acte scandaleux a montré la fragilité des régimes de dictature et a accéléré la chute du gouvernement. Ces régimes nous paraissent parfois puissants mais, en effet, ils sont plus faibles que l’on imagine.
    Plusieurs avaient des fausses idées sur les jeunes « ridicules » qui perdaient leur temps devant ces sites. Cette idée a totalement changé avec cette révolution au point qu’un égyptien, ce n’est pas une blague, a donné le nom du Facebook à sa nouvelle née! Et lorsque je suis descendu sur la place Tahrir lors de la révolution, j’étais émerveillé par la maturité d’esprit des jeunes, leurs idées méthodiques et leur ouverture à toutes les cultures grâce à ces réseaux sociaux qui bouleversent maintenant l’histoire politique dans plusieurs pays du monde.

  4. gaia23 dit :

    L’impact de tels réseaux sur le déroulement de l’histoire, particulièrement au niveau des mouvements sociaux est, il est vrai, indéniable. Au niveau provincial, on peut penser aux récentes manifestations contre le gouvernement Charest ou, à l’échelle internationale, au mouvement mondial dénonçant, entre autres, le système financier actuel qui se déroule présentement dans plusieurs grandes villes du monde. Est-ce que ces mouvements auraient eu cet ampleur sans l’apport des réseaux sociaux ? On peut se le demander

    Par ailleurs, en ce qui concerne l’utilisation des réseaux sociaux par l’historien, il est vrai qu’ils peuvent être employés comme une plateforme de rencontre et de diffusion d’informations plus ou moins scientifiques, encore faut-il l’utiliser à bon escient. Aussi, faut-il savoir à quels réseaux adhérer.

    Les réseaux généralistes, tels que Facebook, ont l’avantage de rejoindre une population beaucoup plus importante que les réseaux spécialisés. Toutefois, si on choisit ce type de plateforme à titre d’historien, il faut être vigilant quant aux informations que l’on diffusent sur notre profil. Si notre mécontentement exprimé en des termes peu éloquents à l’égard de la derrière partie de hockey peut intéresser nos amis, il pourrait offenser certains de nos collègues. Ainsi, serait-il judicieux, pour celui qui désire utiliser Facebook à un niveau plus professionnel de s’ouvrir un compte réservé à cette fin, ce qui est, de toute manière, gratuit.


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